Genèse de Planet’RSE

Le projet d’évaluation de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est né en 2010 de la rencontre d’un acteur public, Nantes Métropole et d’acteurs privés représentés par le Centre des Jeunes Dirigeants. Le cercle de participants s’est élargi en 2011 avec l’arrivée d’un acteur académique, Audencia Nantes Ecole de Management. Le travail mené par ce consortium a permis d’établir un objectif commun, celui de transformer le caractère « théorique » de la RSE en un outil concret et utilisable par les entreprises et les acheteurs publics.

Pourquoi la RSE ?
D’une part, l’amélioration de la qualité environnementale, sociale et économique du territoire se situe au cœur des préoccupations de la collectivité. D’autre part certaines entreprises, affaiblies par la situation économique depuis 2008, perçoivent dans la RSE un moyen de différenciation autre que le prix : plutôt que d’être sélectionnées sur le seul critère de prix (devenant dangereusement bas lorsque l’offre de biens et de services est supérieure à la demande), d’autres indicateurs valorisés par les acheteurs publics permettent à l’entreprise de se différencier tout en entrant dans un processus d’amélioration continue en matière de RSE.
Un objectif commun est donc né de ces échanges, celui d’inoculer la RSE au sein de la commande publique ainsi que dans les entreprises et d’amorcer une collaboration étroite entre public et privé afin d’élaborer des outils de mesure de la RSE qui soient pertinents et qui permettent de mener une comparaison objective des différents acteurs d’un secteur donné.

Processus d’élaboration de critères
Une première phase d’échanges a permis de déterminer les attentes respectives des acheteurs et des entreprises. Une deuxième étape a consisté à passer en revue avec Audencia l’ensemble des labels et normes actuels ayant trait à la RSE : Global Compact, SA 8000, Nouvelles Régulations Economiques (Loi NRE), Global Reporting Initiative (GRI), Bilan Social, ISO 26000, label LUCIE, VIGEO… Ces phases préalables ont servi de point de départ à la création d’une première version d’indicateurs combinant les attentes des parties prenantes et s’inspirant des référentiels existants. Ces critères ont été testés auprès d’acteurs privés : entreprises membres du CJD, entreprises membres de la Fédération Régionale des Travaux Publics (FRTP), entreprises du secteur de l’imprimerie… Les retours du terrain ont permis d’affiner les indicateurs et de créer une nouvelle version, elle-même à nouveau testée sur le terrain, etc.

Répartition des critères en cinq groupes
Les critères ainsi créés ont été répartis en cinq groupes : « économique », « social » et « environnemental », « territorial » et « gouvernance ». Ces groupes recouvrent eux-mêmes plusieurs sous-catégories

Groupe 1 : critères sociaux
– Droits fondamentaux
– Discrimination/Diversité
– Santé et sécurité
– Conditions de travail
– Emploi

Groupe 2 : critères économiques
– Structure d’entreprise adaptée aux besoins du marché
– Santé financière
– Pérennité de l’entreprise
– Respect des fournisseurs
– Respect des publications du Bilan et du Compte de Résultat au greffe du tribunal de commerce

Groupe 3 : critères environnementaux
– Prévention de la pollution
– Utilisation durable des ressources
– Eco-conception
– Management environnemental

Groupe 4 : critères sociétaux
– Publication du bilan et du compte de résultat
– Ancrage territorial

Groupe 5 : critères de gouvernance
– Conditions de travail
– Droits fondamentaux
– Formalisation d’une politique RSE

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